Lancement conjoint de SMOS et PROBA-2, des satellites ESA avec des logiciels signés SPACEBEL

C’est le 2 novembre 2009 qu’a eu lieu le lancement du satellite SMOS et de son compagnon PROBA-2 à bord d’une fusée Rockot depuis la base de Plesetsk dans le Nord de la Russie.

Pour la société liégeoise SPACEBEL, cet événement n’est pas passé inaperçu. En effet, la PME d’ingénierie logicielle a largement contribué à la mise en œuvre de ces deux petits satellites scientifiques de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) a pour but d’observer l’humidité du sol sur la Terre et la salinité de la surface des océans. Les données ainsi collectées permettront de mieux connaître le cycle des ressources en eau sur notre planète. Grâce à cette mission, les scientifiques disposeront de prévisions climatologiques et météorologiques plus précises, ce qui conduira, entre autres, à une meilleure maîtrise des événements extrêmes tels que les inondations ou la sécheresse, et, sur le plan pratique, à une meilleure gestion de l’agriculture et des ressources en eau. En outre, ce mini-satellite d’un poids de 300 kg fournira des informations sur les régions de neige et de glace, contribuant ainsi à l’étude des hautes latitudes.

Dans le cadre de SMOS, SPACEBEL était responsable du développement du simulateur opérationnel du satellite SMOS – sorte de portrait électronique interactif du satellite, à l’instar d’un jeu vidéo pour apprendre à ceux qui vont s’en servir comment utiliser au mieux l’engin spatial sous de nombreux aspects.

Chez SPACEBEL, une équipe composée de 2 ingénieurs en moyenne a travaillé pendant 18 mois sur le projet. Ce qui représente un chiffre d’affaires de l’ordre de 250.000 € pour la PME située dans le Spatiopôle liégeois.

S’appuyant sur le succès de PROBA-1 – premier micro-satellite d’observation de la Terre « Made in Belgium » réalisé conjointement par la société anversoise VERHAERT, maître d’œuvre en charge de la construction de la plate-forme satellitaire, et la société SPACEBEL pour la partie informatique – l’ESA a rassemblé les mêmes acteurs industriels pour préparer la suite : PROBA-2 (Project for On-Board Autonomy). Son objectif: étudier le soleil et la « météo spatiale ». Dès sa mise en orbite, ce mini-observatoire transmettra ses données scientifiques à l’Observatoire Royal de Belgique.

Dans ce projet, SPACEBEL a réalisé l’ensemble des systèmes informatiques : logiciel « segment sol » avec le centre de contrôle (qui veille au maintien à poste du satellite et à la planification de la mission), logiciel embarqué dans le satellite (qui pilote la plate-forme), logiciel de contrôle des charges utiles scientifiques (qui gère les instruments scientifiques montés à bord du satellite) et les logiciels de simulation (qui simulent l’entièreté du satellite dans son environnement spatial afin de pouvoir vérifier le bon fonctionnement du centre de contrôle, du logiciel bord, etc.). Autant dire que SPACEBEL est fière de participer à cette mission ambitieuse, qui représente pour elle un chiffre d’affaires global de 3 millions d’Euros et une charge de travail de 4 ans pour 13 personnes.

Entre-temps, SPACEBEL est à nouveau impliqué dans le développement de deux prochains satellites PROBA dont PROBA-3 – un démonstrateur de vol en formation destiné à l’étude de la couronne solaire, qui devrait mettre le cap sur l’Espace en 2011, et PROBA-Végétation – une mission de surveillance de la végétation sur Terre dont le lancement est prévu au printemps 2012.

Affaires à suivre !

Published novembre 2nd, 2009